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Interview

Ancienne étudiante à Rennes 2, Camille Ragot lance sa maison d’édition

Après une double licence en arts plastiques et lettres modernes à l’université Rennes 2, et un master pro métiers de l’édition à l’université de Strasbourg, Camille Ragot a décidé de créer sa propre maison d’édition, spécialisée dans la littérature de l’imaginaire.

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Editions Oneiroi
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Crédit : Clément-Raoul Boulais

Comment est né votre projet de créer une maison d’édition ?

Camille Ragot Au cours de ma deuxième année de licence à l’université Rennes 2, j’ai découvert le métier d’éditeur grâce à une mineure de complément que j’avais choisie. Ce métier, très polyvalent, m’a immédiatement plu car il conciliait mes centres d’intérêt et ce que j’avais étudié jusque-là. J’ai donc commencé à monter mon projet pendant mes études. J’ai fait mon mémoire de master sur le marché de l’édition fantasy en France. J’ai aussi fait un stage dans une petite maison d’édition en Bretagne pour m’assurer que cela me plaisait de travailler dans ce type de structure, et enfin, j’ai fait un stage de six mois dans l’équipe des Imaginales, le premier festival de littérature fantasy en France, qui m’a ouvert beaucoup de portes.

Quelle est l’originalité d’Oneiroi (prononcez oniri !), votre maison d’édition ?

C. R. Elle est spécialisée dans la littérature steampunk, de l'anglais "steam", la vapeur, et "punk", les marginaux. Ce mouvement littéraire et culturel s’inspire de la révolution industrielle du XIXe siècle et donne la parole aux laissés pour compte. C’est un courant qui appartient à la science-fiction, mais qui est encore assez peu connu en France. Il y a beaucoup de concurrence dans les littératures de l’imaginaire. M’étant aperçue que la plupart des éditeurs n’avaient pas de collection steampunk, j’ai choisi d’en faire l’axe principal de ma ligne éditoriale, afin notamment de me démarquer.

Pourquoi avoir lancé un financement participatif ?

C. R. Au début, je n’étais pas très enthousiaste. C’est l’une de mes amies qui a fait son mémoire de master sur ce modèle de financement qui m’a convaincue de lancer une campagne. Je ne le regrette pas ! Cela apporte un complément et cela donne confiance aux banques. Et puis, en termes de visibilité, c’est un bon moyen d’atteindre mes premiers lecteurs !

Vous êtes en train d’élaborer votre catalogue de livres. Qu’allez-vous publier cette année?

C. R. J’ai démarché beaucoup d’auteurs et reçu de nombreux manuscrits, essentiellement des premiers romans. En septembre, je vais donc pouvoir publier une anthologie de quatre nouvelles steampunk, puis en octobre, Le Septième continent de Norman Jangot, un thriller de science-fiction, et enfin, en décembre, Boulevard des pas perdus de Michèle Devernay, un roman court de fantasy urbaine.

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