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Dans les coulisses de l’Opéra de Rennes

Étudiants à Mazier en stage à l’Opéra, Yesdi Riocreux et Antoine Saliou nous font découvrir l’envers du décor dans une web-série dédiée à une création originale.

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Antoine Saliou et Yesdi Riocreux, étudiants de la licence CIAN en stage à l’Opéra de Rennes cette année.

Comment est né ce projet de web-série avec l’Opéra de Rennes ?

Nous sommes en licence professionnelle mention Technique du son et de l'image, parcours Convergence internet audiovisuel numérique (CIAN), à Mazier en distanciel. Depuis décembre 2021, nous sommes en stage discontinu au service communication de l’Opéra. C’est un partenaire de longue date de la licence qui accueille chaque année des stagiaires. Notre première mission était de communiquer sur The Rake’s Progress, création originale de l’Opéra de Rennes en collaboration avec Angers Nantes Opéra, via une web-série. L’idée était de montrer l’envers du décor, les équipes derrière un projet de ce type. On avait carte blanche pour la forme, donc on a décidé de se mettre en scène pour que les étudiant·e·s puissent s’identifier à nous, le but étant de casser le cliché selon lequel le public de l’Opéra est forcément âgé ou que c’est un art élitiste.

Que connaissiez-vous de l’Opéra avant votre stage ?

Antoine Saliou : Pas grand-chose ! [Rires] J’avais fait la fameuse visite scolaire que font tou·te·s les élèves rennais·es, et vu un ou deux opéras. Mais j’avais justement envie de découvrir un univers, des métiers avec un rapport au son très intense.

Yesdi Riocreux : J’avais déjà une approche du spectacle vivant par ma formation mais c’est la première fois que je voyais un opéra en vrai et pas sur un écran. The Rake’s Progress, pour l’avoir vu et revu, contraste totalement avec l’idée lyrique qu’on se fait de l’opéra. En termes de décor et de mise en scène, on est plutôt dans une approche moderne, contemporaine, et c’est un mix intéressant qui peut toucher autant des personnes amatrices d’opéra que des personnes qui n’en ont jamais vus.

Comment s’est déroulé le projet ?

Cela nous a pris un mois et demi de travail pour l’écriture, le tournage et le montage. Venant tous les deux d’un BTS en lien avec la télévision, on a été très en autonomie, en lien direct avec le pôle audiovisuel de l’Opéra. On a passé du temps sur place pour créer un lien de confiance avec les personnes qu’on devait filmer, ce qui n’était pas toujours évident car elles étaient dans le stress de l’aboutissement d’un projet de 3 ans… Et puis dans ces métiers de l’ombre, ce qui prime c’est le travail et ce qui se passe sur scène, donc les équipes n’ont pas l’habitude d’être filmées. Mais on a quand même réussi à filmer les préparatifs et faire des interviews, notamment celle, passionnante, de la scénographe Chantal de la Coste qui était touchée d’arriver au bout du projet [cf. vidéo ci-dessous].

Que retirez-vous de cette expérience ?

On a pu filmer des choses de l’Opéra que peu de personnes connaissent, même parfois en y travaillant, comme les studios de création de décor à la plaine de Baud à Rennes par exemple. On a appris sur des métiers très techniques, qui demandent la même rigueur que ceux qu’on vise. Et puis on s’est amusés à le faire ! Le contraste entre l’établissement et son statut et nos bêtises tous les deux le samedi matin quand on se filmait, c’était rigolo. On voudrait vraiment remercier l’Opéra pour cette opportunité, de nous ouvrir ses portes et de nous faire découvrir son univers.

Quels sont vos futurs projets professionnels ?

Pour l’Opéra, on va continuer à filmer différents types de personnes, notamment des enfants pour le projet L’Odysséeet le festival Big Bang, toujours dans l’idée de montrer la rencontre entre deux mondes.

YR : Ensuite, de mon côté, je projette de rejoindre une régie de télévision, si possible dans un autre pays, donc je vise un bac + 3 pour avoir un niveau international.  

AS : Je continue à me chercher, donc je teste plusieurs établissements pour voir dans quel lieu dans lequel je me sentirais plus à l’aise. La polyvalence, c’est le point fort de notre licence, qui est une clé d’accès à des métiers qui s’apprennent davantage sur le terrain qu’à l’école. Personne dans notre promotion ne veut faire le même métier !