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Interview

Études et stages à l’étranger : l’expérience de Savannah

Chapô

À l’occasion de la semaine internationale organisée à Rennes 2 du 19 au 23 novembre 2018, cette étudiante en M2 Psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé témoigne sur ses expériences au Canada et en Belgique.

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Savannah, étudiante en M2 Psychologie clinique
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Dans le cadre de la semaine internationale organisée à Rennes 2, nous avons rencontré Savannah, aujourd’hui étudiante en M2 Psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé, parcours Violences, risques et vulnérabilités, pour qu’elle raconte ses différentes expériences à l’étranger. En licence 3, elle est partie en programme bilatéral pendant un an au Canada, puis elle a effectué un stage en Belgique pendant son master 1.  

Pourquoi avoir décidé de partir à l’étranger pendant votre licence 3 ?

J’ai choisi d’aller au Canada pour pouvoir suivre des cours en criminologie. Je voulais aussi être dans un pays anglophone pour parfaire mon anglais. Ottawa remplissait ces deux critères ! C’est une université bilingue et j’ai postulé au parcours anglophone.  

Ne redoutiez-vous pas la barrière de la langue ?

Je suis néerlandophone. Je suis arrivée en France à l’âge de sept ans et c’est alors que j’ai appris le français. C’est peut-être la raison pour laquelle je ne craignais pas de poursuivre mes études dans une autre langue. Au Canada, les étudiants participent beaucoup en cours, cela encourage à faire tomber la barrière de la langue. Et puis, à l’université, les termes scientifiques sont souvent les mêmes, on retrouve les mêmes auteurs, cela aide aussi. 

Vous êtes partie un an. Cela vous a-t-il  semblé long ?

Au contraire, c’était bien d’avoir ce temps pour combler le fossé culturel (et météorologique!) qui nous sépare du Canada. Quand on part, on quitte son rythme de vie. En quelque sorte, on recommence tout à zéro. Au début, il y a une sensation de vide (qui va vite se remplir…), d’espace aussi. On a la possibilité de faire d’autres activités, on a du temps pour soi.  

Comment vous êtes-vous sentie accueillie ? 

Être une étudiante étrangère facilite les choses. Cela donne la liberté de demander, d’interroger, d’échanger. Ce que l’on n’ose pas forcément faire chez nous, où les codes sociaux sont bien intégrés.  

En master 1, vous avez décidé de repartir à l’étranger pour faire un stage en Belgique. Pourquoi?

C’est un peu le hasard. J’assistais à un colloque de recherche à Paris. La façon dont l’un des intervenants a parlé de sa pratique m’a intéressée. Je suis allée le voir et je lui ai dit que cherchais un stage. Il se trouve qu’il travaillait dans un groupe hospitalier à Bruxelles. Pour moi, c’était doublement positif : l’aspect international venait s’ajouter à l’intérêt du stage.  

Avez-vous connu en Belgique le même dépaysement qu’au Canada?

Contrairement à une idée répandue, la Belgique a sa culture propre, qui n’est ni française, ni néerlandaise, et qui n’est pas une culture hybride. J’ai retrouvé là-bas ce sentiment de pouvoir faire de l’espace dans ma vie, tout en ayant la possibilité de continuer certaines activités importantes pour moi. Je nageais dans l’équipe universitaire à Rennes, j’ai continué de nager à Bruxelles, où il y a des piscines comme en France ! 

Et pour votre stage de master 2, vous retournez en Belgique.

Eh oui, un stage mène à un autre et il faut savoir saisir les opportunités. Je vais travailler à temps plein dans une maison pour adolescents située à Bruxelles. Il s’agit d’une institution francophone spécialisée dans la pédopsychiatrie et qui appartient au même groupe hospitalier que le service où j’ai fait mon stage de master 1. 

Conseillez-vous à tous les étudiants de vivre une expérience à l’international ?

Oui, je conseille de partir, mais à condition d’avoir l’esprit ouvert. Il ne faut pas avoir d’attentes trop précises et accepter que cette expérience puisse être difficile, notamment en raison de l’éloignement avec la famille. C’est bien aussi de se préparer en se renseignant un minimum sur le pays où l’on va.