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Françoise Dubosquet nommée consule honoraire d'Espagne en Bretagne

Professeure à l'Université Rennes 2, Françoise Dubosquet est spécialiste de l'Espagne contemporaine et responsable du parcours international du Master ETILA (études ibériques et latino-américaines) en partenariat avec l'Université autonome de Madrid. En décembre 2020, elle a été nommée consule honoraire d'Espagne en Bretagne et Loire Atlantique.

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Francoise Dubosquet

Françoise Dubosquet a pris ses fonctions en décembre 2020. Cette nomination prestigieuse lui donne de nouveaux moyens de renforcer les liens entre la Bretagne et l'Espagne. 

Quelles sont les missions d'une consule honoraire d'Espagne? Comment votre nomination s'est-elle faite? 

Françoise Dubosquet Il s'agit de représenter l'Espagne en Bretagne et Loire Atlantique et de faire le relais avec le consulat général d'Espagne à Paris. Nous servons d'interlocuteur aux citoyens espagnols qui vivent ici. Le consul honoraire d'Espagne en Bretagne l'est également pour les Français qui souhaitent se rendre en Espagne ou y résider à plus long terme. Nous pouvons les aider à obtenir des informations et des documents importants et les accompagner dans leurs démarches lorsqu'ils déménagent et s'installent dans l'un des deux pays. Ce travail comporte également des aspects économiques et diplomatiques. Je m'efforcerai de promouvoir le renforcement des liens culturels (Centre culturel espagnol et associations)et commerciaux entre les deux pays dans notre région, en collaboration avec des partenaires et des organisations locales. 
Le Consul général m'a contactée en février 2020 parce que Jean-Pierre Sanchez, un professeur de Rennes 2 qui assumait ces fonctions depuis 15 ans, a décidé de prendre sa retraite du consulat. Je pense qu'ils étaient intéressés par mon profil car je m'intéresse aux échanges économiques entre les deux pays et à la culture, j’ai été élue membre de la Real Academia (Cordoue, Espagne), en 2017. En tant que spécialiste de l'Espagne contemporaine, je travaille sur les intellectuels, la politique, la presse, etc. Ils voulaient quelqu'un qui connaisse bien la Bretagne et qui ait des liens forts avec l'Espagne. 

Qu'est-ce qui vous a motivée à accepter ce poste ? 

FD C'est une extension du travail que je fais déjà depuis des années. À  Rennes 2, je suis impliquée dans la vie de l'université à travers l'enseignement et la recherche et j'ai assumé plusieurs mandats au sein de différents conseils centraux, direction de l'UFR langues et d'équipe de recherche, relations internationales, CIREFE, etc. Je vais pouvoir m'inspirer de ces expériences antérieures.
Plus important encore, en tant que linguiste, on a évidemment tendance à être ouvert aux autres cultures. Nous travaillons tout au long de notre carrière et, pourrait-on dire, tout au long de notre vie, à aider les autres à mieux comprendre les similitudes et les différences entre les cultures, être un pont entre différentes cultures. Cela me permet donc vraiment de poursuivre mon travail d'hispaniste. 

Quels sont les premiers projets sur lesquels vous allez travailler  ?  

FD Dès que la pandémie le permettra, nous organiserons une rencontre diplomatique entre le consul général d'Espagne et le président de la région Bretagne. Cela devrait contribuer au développement des liens économiques et culturels entre les deux régions. Je compte également reprendre le travail avec l'Institut Cervantes à Paris pour développer nos relations. Nous avons la chance que le directeur général des Instituts Cervantes en Espagne soit un partenaire de notre unité de recherche (ERIMIT). 
Je voudrais également explorer de nouvelles possibilités de collaboration entre notre département d'espagnol, l'UFR langues, et d'autres universités, notamment l'UBO, l'UBS et l'université de Nantes. Je vais certainement voyager entre Rennes, Brest, Nantes et, de temps en temps, Paris. 
Je pense que nous avons beaucoup à gagner d'une coopération renforcée avec l'Espagne. Nous sommes différents et en même temps très complémentaires. L'Espagne est un pays qui nous apprend beaucoup sur la décentralisation, le bilinguisme et le plurilinguisme. Nous pouvons également apprendre auprès de nos voisins sur des questions comme la violence contre les femmes. C'est une occasion de partager des expériences et de s'enrichir mutuellement.