Type d'article
Brève

Les partenariats avec le Canada valorisés et renforcés lors d’une journée d’étude

La journée d’étude “Retour sur le Canada des Bretons” organisée par l’équipe d’accueil Tempora avec le soutien de l’Institut des Amériques-Rennes s’est tenue le 13 décembre 2019, témoignant de la richesse des échanges scientifiques en lien avec le terrain canadien.

Image
Officiels Canada
Légende

De gauche à droite, Lesley Lelourec vice-présidente internationalisation à Rennes 2, André Roy, doyen de la faculté des arts et des sciences de l'université Concordia, Émilie Champagne, directrice du bureau du doyen à Concordia, Olivier David, président de l'université Rennes 2, Jean-Pierre Richer, directeur du service de la recherche et de la création de l'UQAM, Catherine Mounier, vice-rectrice à la recherche, à la création et à la diffusion de l'UQAM et Marc Bergère, professeur d'histoire contemporaine.

Les études canadiennes sont bien vivantes à Rennes et en particulier à Rennes 2, a affirmé d’emblée Marc Bergère, professeur d’histoire contemporaine vice-président chargé de la documentation et de la transition numérique à l’université Rennes 2 et organisateur de la journée d’étude “Retour sur le Canada des Bretons”. La moitié des unités de recherche ont répondu à l’appel à communication et l’ensemble des grands champs disciplinaires sont aujourd’hui représentés.” L’ambition de valoriser les études canadiennes à Rennes dans un dialogue interdisciplinaire s’est donc largement réalisée vendredi 13 décembre 2019. Plusieurs projets de recherche individuels ou collectifs ont ainsi été présentés dans le domaine de la santé, du cinéma, de l’histoire, de l’éducation ou des interculturalités.

En ouverture de la journée, une table ronde animée par Catherine Mounier, vice-rectrice à la recherche, la création et la diffusion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et par Lesley Lelourec, vice-présidente chargée de l’internationalisation à Rennes 2, a mis l’accent sur les liens privilégiés qui unissent le Canada et l’université rennaise, notamment avec l’UQAM, « un partenaire historique qui nous ressemble ». André Roy, doyen de la faculté des arts et des sciences de l’université de Concordia à Montréal et Émilie Champagne, directrice du bureau du doyen, sont également intervenus pour témoigner du partenariat naissant qui se construit avec Rennes 2, à travers l’organisation d’une école internationale d’été. “La mobilité étudiante n’est pas l’unique moyen de tisser des liens, a souligné Lesley Lelourec. La collaboration à distance est une piste à explorer. Elle permet notamment à des classes entières d’étudiants de travailler ensemble et de tirer collectivement des bénéfices de cette collaboration.” “C’est bien de faire de la coopération internationale, mais il faut qu’elle soit concrète, a ajouté Catherine Mounier. Notre intérêt à travailler ensemble doit reposer sur des interactions réelles : en accueillant des étudiants, mais aussi en développant la recherche, ce qui consolide les formations. Des programmes de financement franco-canadiens existent pour aider les chercheurs à passer de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Outre l’accent mis sur la richesse des partenariats avec le Canada et la pluridisciplinarité des études canadiennes, la journée d’étude avait pour objectif de montrer la plus value des recherches menées sur le territoire canadien : expertises canadiennes spécifiques en protocoles de recherche sur la santé (cancer, autisme) et en matière d’accompagnement pédagogique ou éducatif, co-construction d’une encyclopédie des techniques du cinéma en jouant de l’atout créativité de Montréal, appréhender le Québec comme passeur/passerelle avec la culture scientifique nord-américaine et ainsi interroger les interculturalités linguistiques ou interconfessionnelles….    “Je suis parti au Canada dans le cadre de mon HDR qui portait sur l’exil québécois des collaborateurs français. J’ai découvert un environnement scientifique et universitaire différent. Le terrain canadien m’a permis de mobiliser des sources nouvelles et de m’approprier une autre historiographie, mais aussi d’accepter la possibilité d’une pluralité de points de vue. Cette expérience a décalé mon regard et l’a modifié”, a estimé Marc Bergère. La qualité et l’aménagement des bibliothèques canadiennes, l’accès facilité aux archives, ont été plusieurs fois vanté par les intervenant·e·s rennais parti·e·s au Canada.

J’ai connu un choc culturel lors du premier colloque auquel j’ai participé au Canada : il a été causé par la découverte d’un autre fonctionnement universitaire, la question des ressources documentaires, mais aussi par la facilité des échanges, indépendamment des statuts des individus ”, a raconté Fanny Bugnon, maîtresse de conférence en histoire à Rennes 2, qui collabore avec l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQAM par le biais du DIU Études sur le genre. “Les méthodes de travail au Canada sont différentes. On travaille en petits groupes. Des temps d’échange sont prévus sur les ouvrages qu’on a lus et qui sont toujours en rapport avec nos travaux. C’est riche d’avoir un autre regard sur sa recherche, a renchéri Lucile Chaput, titulaire d’un master en histoire et relations internationales co-dirigé à l’UQAM et Rennes 2 et primé par l’Association française d’études canadiennes en 2015. Ces échanges, y compris entre chercheur/euses de différentes générations ont ainsi permis de mettre en lumière les nombreux intérêts communs aux trois établissements et de dégager de nouvelles perspectives de coopération dans de nombreux domaines.

Texte/chiffre à mettre en avant
2423
Suite du texte

monographies relatives au Canada dans les bibliothèques de Rennes 2

Texte/chiffre à mettre en avant
51
Suite du texte

thèses portant sur le Canada conservées dans les bibliothèques de Rennes 2

Texte/chiffre à mettre en avant
136
Suite du texte

mémoires (maitrise, DEA, Master) relatifs au Canada