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Interview

Yolaine Yengo, de la Nouvelle-Calédonie à Rennes pour le rugby

Chapô

Rencontre avec Yolaine Yengo, capitaine de l’équipe de rugby féminine de l’AS Rennes 2, championne d’Europe 2018

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Yolaine Yengo
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Yolaine Yengo en septembre 2018

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Comment avez-vous commencé le rugby ?

Yolaine Yengo J’étais au collège et ma meilleure amie voulait faire du rugby, - son père était entraîneur -, mais pas toute seule. Je lui ai dit : “C’est pas possible, c’est pour les garçons, le rugby !” Je faisais de l’athlétisme, du hand et du foot à l’époque… Je me suis laissée convaincre car j’aimais beaucoup le sport.  

Ça a été le coup de foudre ?

Y. Y. Pas du tout ! Le rugby ne m’a pas plu tout de suite. En Nouvelle-Calédonie,  il y a plusieurs ethnies. Je me suis retrouvée face à des Wallisiennes. Elles étaient plus grandes, plus fortes. J’ai pensé : “Non, je ne peux pas plaquer ça…” J’étais toute maigre, toute petite. Après ce premier regroupement féminin, je suis allée voir mon père en pleurant. J’avais peur du contact. Mon père m’a dit :  “Tu t’es engagée, il faut que tu assumes.” Il y a eu un deuxième regroupement où on a appris comment plaquer et depuis, j’adore ça et je maîtrise! 

Comment s’est passée votre arrivée à l’université Rennes 2 ?

Y. Y. Cela fait trois ans que je suis à Rennes. Je voulais absolument quitter la Nouvelle-Calédonie pour voir comment évoluait le rugby en France métropolitaine. Le club m’a très bien accueillie et j’ai été bien intégrée dans le groupe avec la fac. Ma première année, c’était génial. J’étais à l’université avec toutes les filles avec lesquelles je joue en club, des trois quarts en majorité, avec qui j’étais très proche. Les années qui ont suivi ont été vraiment top ! 

Quelles sont les qualités de l’équipe universitaire ?

Y. Y. On se connaît, on se fait confiance. Il y a de la vitesse, de la rage de gagner, vraiment. C’est une équipe qui s’est formée ensemble. On joue ensemble depuis trois ans et on avait l’objectif d’aller plus loin. Notre adversaire principal, c’était l’Ile-de-France et cette fois-ci, on a réussi à la battre. L’année dernière, on a été championnes de France et cet été championnes d’Europe.   

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