L'Université Rennes 2 mobilisée pour soutenir ses étudiant·e·s

Pendant le confinement, les établissements d’enseignement supérieur ont mobilisé des fonds afin de renforcer et diversifier les aides exceptionnelles. À l'Université Rennes 2, le montant total des aides consacrées aux étudiant·e·s s'élève à 328 570€.

Le 26 mars 2020, l'Université Rennes 2 a été l'une des premières universités françaises à mener une enquête d'ampleur sur les conditions de vie des étudiant·e·s confiné·e·s. 3468 personnes ont répondu soit 16% des étudiant·e·s de l'établissement. Au début du confinement, plus d’¼ des étudiant·e·s ont mentionné des difficultés psychologiques, entre 10 et 15%  indiqué avoir des difficultés d'accès aux outils numériques et 14% des difficultés financières.

Au-delà de l’anxiété liée à l’épidémie, certain·e·s étudiant·e·s se sont déclaré·e·s débordé·e·s, perdu·e·s et inquiet·e·s. Les services universitaires ont alors déployé les ressources d’information et l'accès aux dispositifs d'aides psychologiques, médicales, sociales mais aussi informatiques et pédagogiques. Encore trop récente pour en faire un bilan exhaustif, la crise a sollicité de très nombreux services et partenaires universitaires, voici les premiers chiffres de ces dispositifs.

Face à cette situation, des aides d’urgence ont été mises en place avec le Service de santé des étudiant·e·s (SSE) et le CROUS, le Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE) a ainsi soutenu à hauteur de 30 000€ les aides d'urgence délivrées par le CROUS pour faire face à l'augmentation des demandes qui ont doublé par rapport à l'année dernière sur la même période.

Les établissements d’enseignement supérieur ont également mobilisé des fonds afin de renforcer et diversifier les aides exceptionnelles. À l'Université Rennes 2, le montant total des aides consacrées aux étudiant·e·s s'élève à 328 570€. Voici les actions qui ont été mises en place pendant le confinement :

  • une aide financière exceptionnelle de 50€ : financée par le FSDIE, la CVEC et le cabinet de la présidence, elle pouvait être demandée entre le 14 et le 21 avril, et a été versée à 1721 étudiant·e·s pour un coût de 86 050€.
  • une aide à la connexion à hauteur de 30 € : tou·te·s les étudiant·e·s ayant un problème d'accès au réseau internet avaient la possibilité de demander cette aide financière qui a été prise en charge par l'établissement. 75 aides forfaitaires ont été délivrées pour un coût de 2250€.
  • une aide au rapatriement pour les étudiant·e·s à l'étranger : deux étudiant·e·s en ont bénéficié pour un coût de 2500€, pris en charge par l'établissement
  • des prêts d'ordinateurs : 160 étudiant·e·s ont signalé n'être pas ou mal équipé·e·s en matériel numérique. Le parc informatique de l'établissement a prêté 77 postes aux étudiant·e·s qui n'étaient pas équipé·e·s, représentant une aide de 11 550€.
  • le sac de courses solidaire : les étudiant·e·s avaient la possibilité de se faire rembourser leurs courses de première nécessité à hauteur de 10€. 562 sacs de courses ont ainsi été pris en charge par l'Association pour la Vie Étudiante et le FSDIE.
  • la procédure d'exonération des frais d'inscription pour les étudiants les plus précaires a été accélérée et versée à 348 étudiant·e·s, pour un montant de 70 000€.
  • un remboursement de 200€ des frais d'inscription  pour 423 étudiant·e·s internationaux·ales n'ayant pas pu suivre leur formation jusqu'au bout, pour un coût de 84 600€ sur le budget de l'établissement. L'Université Rennes 2 est l'une des seules universités a l'avoir fait en France.

Les associations se sont également largement mobilisées pour aider les plus démuni·e·s pendant la période du confinement. Ainsi, l'Épicerie gratuite a assuré la livraison à domicile de 1000 paniers alimentaires pour 250 étudiant·e·s en avril, en respectant les règles d'hygiène. L'ESS Cargo, projet de tiers-lieux co-porté par l'Université Rennes 2 et Réso solidaire, a participé à la mise en place d'un réseau d'entraide sur le quartier Villejean.

Les services du CROUS continuent de leur côté de soutenir les étudiant·e·s avec des bons d’achats pour les produits de première nécessité ou des aides spécifiques.