Séminaire 1959-1985, au prisme de la biennale de Paris

16 octobre 2018
Conférence

Le séminaire "1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris" organisé par l'INHA dans le cadre du programme de recherche éponyme, en partenariat avec les Archives de la critique d'art, la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges-Pompidou et l'Institut national de l'audiovisuel, reprendra le mardi 16 octobre 2018, à l'INHA, salle Vasari, de 17h à 20h
 

Les organisateurs recevront Benoît Buquet (université de Tours), Lilian Froger (université Rennes 2) et Françoise Nicol (université de Nantes), pour une séance qui traitera de "La présence japonaise à la Biennale de Paris dans les années 1960 et 1970, ou comment « s’exprimer par des formes neuves, dans un monde nouveau » ?"

 

Voici le résumé de cette séance ; vous trouverez d'autres informations sur le site de l'INHA et dans le carnet de recherche dédié à ce projet. 

De par son envergure, la Biennale de Paris constitue une large vitrine des changements qui s’opèrent sur la scène artistique japonaise à partir des années 1960, alors que le Japon cherche à retrouver une place dans le paysage international après la Seconde Guerre mondiale. Cette séance abordera la participation des peintres japonais et la redéfinition des pratiques picturales, la sculpture, les environnements et les artistes ayant gravité autour du mouvement Mono-ha, ainsi que la présence du groupe Provoke et de la photographie, au tournant des années 1970. Il s’agira également d’interroger les discours contemporains de ces œuvres, qui eux aussi tentent de se départir des modèles occidentaux. Parallèlement, l’on s’intéressera à l’exposition anthologique de la Biennale de Paris au musée Seibu à Tokyo en 1978 

 

Intervenants :

 

Benoît Buquet est maître de conférences à l’université de Tours. Il s’intéresse à l’histoire et à la théorie de l’art contemporain, de l’exposition, du design graphique et de la culture visuelle. Il est l’auteur de plusieurs articles et d’un livre (Art & design graphique. Essai d’histoire visuelle, 1950-1970. Fragments d’Europe, Paris, Pyramyd, 2015). Son prochain ouvrage, Graphics. Art et design graphique aux États-Unis dans les années 1960 et 1970. George Maciunas, Ed Ruscha, Sheila Levrant de Bretteville (Presse Universitaires François Rabelais) est à paraître fin 2018. Il travaille actuellement sur un projet intitulé Astres noirs – 黒い天体 . En 2018, une résidence à la Villa Kujoyama (Kyôto) lui a permis d’ouvrir de nouveaux horizons de recherche, à la croisée du commissariat d’exposition, de la critique d’art et de l’histoire.

Lilian Froger est docteur en histoire de l’art contemporain. Ses recherches portent sur la photographie japonaise des années 1950 à nos jours et interrogent les relations et points de contact entre photographie, édition et exposition. Elles ont été récompensées par une bourse de soutien à la recherche en théorie et critique d’art du Cnap en 2017. Lilian Froger développe actuellement un cycle de conférences à l’EESAB (site de Brest) sur le pouvoir oppositionnel du design, en lien avec les contre-cultures des années 1970. En parallèle de ses recherches universitaires, il est l’auteur de textes critiques parus dans esse arts + opinions, 2.0.1, Critique d’art, Marges et 02, qui s’intéressent au rôle de la fiction dans le champ de l’art contemporain et du design, ainsi qu’à l’implication nécessaire du spectateur, du lecteur ou de l’usager dans l’activation des objets et dans la compréhension des images.

Maître de conférences émérite à l’université de Nantes, Françoise Nicol est membre du CELLAM de l’université de Rennes 2. Avec Martine Colin-Picon, elle a établi l’édition des écrits sur l’art de Georges Limbour (Spectateur des arts, écrits sur la peinture, 1924-1969, Le Bruit du temps, 2013).  Elle dirige depuis deux ans un projet de recherche sur les arts visuels vus à travers les écrits, dans la période 1944-1964 (MSHB-ACA-CELLAM). Entre avril et juillet 2018, en séjour de recherche à l’Université de Sophia, à Tokyo, elle a enquêté sur la peinture japonaise (Western painting) dans la période considérée, en prenant pour point de départ les artistes japonais invités aux Biennales de Paris (1959-1969). Ses dernières publications comprennent : Yves Picquet, du paysage à l’atelier, Sampzon, Delatour, 2017; (avec Harri VEIVO, David AYERS, Jean-Pierre MONTIER et al.), Beyond Given Knowledge, Investigation, Quest and Exploration in Modernism & the Avant-gardes, Berlin, De Gruyter , 2017. 

 

Le séminaire se poursuivra jusqu'au mois de juin 2019

Informations pratiques
Hors campus

Paris, INHA, salle Vasari.

16 octobre 2018
17h00-20h00
Contact

Elitza Dulguerova

Conseillère scientifique - Histoire de l'art du XVIIIe au XXIe siècle

Département des études et de la recherche

elitza.dulguerova [at] inha.fr