Murielle Gerin et Chloé Riban primées à Sciences en cour[t]s

09 mai 2017
Festival

Murielle Gerin et Chloé Riban, doctorantes au Centre de Recherche sur l'Éducation, les Apprentissages et la Didactique (CREAD) à Rennes 2, ont décroché le 2e prix du jury lors du festival Sciences en cour[t]s avec leur très court métrage de vulgarisation scientifique "Les garçons et les filles sont belles".

 

 

Murielle Gerin et Chloé Riban nous répondent:

 

Pouvez-vous présenter votre recherche en quelques mots ?

Nous sommes toutes les deux doctorantes en première année de thèse en Sciences de l'éducation au sein du CREAD (Centre de Recherche sur l'Éducation, les Apprentissages et la Didactique).

​Dans notre travail de thèse nous avons un questionnement commun, le genre en sciences de l'éducation, mais avec une méthodologie différente: sociologique pour l'une, didactique pour l'autre.

​Chloé étudie les enjeux du genre dans les relations école-famille avec une approche intersectionnelle.

​Murielle tente de comprendre comment se met en place l'égalité fille-garçon dans les situations de lire-écrire en CP en France et en Allemagne.

 

Qu'est-ce qui vous a poussé à participer à ce concours et à réaliser ce film ?

D'une part, il nous a semblé que penser les enjeux liés au genre n'allait pas toujours de soi, y compris dans la recherche. Il nous a paru dès lors pertinent d'expliciter ceux relatifs à notre champ, les sciences de l'éducation.

D'autre part, le festival sciences en cour[t]s s'adresse notamment aux élèves de lycée. Cela supposait de nous essayer à un exercice de vulgarisation avec une dimension pédagogique. C'était l'occasion pour nous de clarifier notre propre pensée, ce qui est toujours utile dans une démarche de recherche.

 

Quelle expérience en retirez-vous ?

Grâce à l'association Nicomaque qui organise Sciences en cour[t]s, nous avons bénéficié de formations sur les droits d'auteur, la vulgarisation scientifique, l'écriture du scénario et les techniques de tournage.

​Lors du festival, nous avons eu l'occasion de répondre à des questions faisant suite à la projection. Emanant d'un public varié (lycéen.ne.s et grand-public), ces questions ont conduit à un échange. Cet exercice de prise de parole en public a été formateur et fait partie de l'apprentissage du métier de chercheur.e.s.

Chemin faisant, nous avons aussi réalisé que le ​support vidéo est un format qui se prête bien à la vulgarisation.
​Enfin, c'est l'occasion de créer des liens avec d'autres doctorant.e.s travaillant sur des objet de recherche différents.

 

Pourquoi vous semble-t-il important de vulgariser des recherches en SHS ?

La vulgarisation scientifique nous semble fondamentale pour donner accès à tous et à toutes aux résultats de recherche. S'agissant des SHS, l'enjeu est notamment de mieux comprendre l'action humaine et ainsi d'accéder à une meilleure compréhension de la société dans laquelle nous évoluons. Il y a là un enjeu d'émancipation.

 


 

C'est le 9 mai que les courts métrages en compétition ont été projetés au Diapason devant le public et un jury composé de professionnels de la recherche, de l’audiovisuel et de la communication dont la charge est d'établir le podium des 3 films qui ont su le mieux allier message scientifique et qualités "cinématographiques".

Le seul impératif est la vulgarisation: il s’agit de proposer des films courts, toniques et divertissants, quelle que soit la discipline (sciences humaines ou sciences expérimentales).

Informations pratiques
09 mai 2017