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Ciné Tambour : programme des séances (1er semestre)

 

Septembre > Décembre 2017

 

[Programmation sous réserve de modifications]

Tous les films sont proposés en version originale.

 


Mercredi 13 septembre

Hollywood’s Golden Age

Approchez chers spectateurs ! Venez faire l'expérience de la fabuleuse machine à voyager dans le temps ! Ce soir, le curseur sera réglé sur les années 1930 ! Imaginez que vous soyez un spectateur de cette époque et que vous assistiez à la sortie nationale française de La Fiancée de Frankenstein ! Le Ciné-Tambour a donc préparé spécialement pour vous un programme cocktail : le film de monstres sera précédé d'actualités d'époque et d'un court métrage d'animation ! Ne manquez surtout pas le grand film de série A en seconde partie de soirée et retrouvez Charlie Chaplin, plus émouvant que jamais !

 

18h : Programme de première partie composé de :

Barbe Bleue

René Bertrand (France, 1938, 13mn, 35mm)

+ Actualités Gaumont  (14mn 25)

La fiancée de Frankenstein

James Whale (E-U, 1935, 1h15, DCP)

20h30 : Les lumières de la ville 

Charles Chaplin (Etats-Unis, 1931, 87 mn, DCP )

 


Mercredi 20 septembre

Que celui qui n’a jamais péché…

Aujourd’hui le Ciné-Tambour vous propose deux films très différents qui se consacrent à un même sujet : le péché. La soirée commence par la projection du premier film féministe de l'ère soviétique, Le village du péché, dans lequel deux héroïnes suivront des chemins fort différents. La deuxième partie se déroule en Italie avec Le Décameron de Pasolini où se succèdent dix épisodes empruntés à l’œuvre de Boccace. Les deux films se rejoignent par le refus du jugement et du moralisme. Ils nous rappellent cette phrase : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ».

 

18h : Le Village du pêché 

Olga Preobrajenskaia /Ivan Pravov (URSS, 1927, 67mn, DCP)

20h30 : Le Décameron

Pier Paolo Pasolini (Italie, 1971, 1h52, 35mm)

 


Mercredi 27 septembre

Père et mères

Cette soirée autour de la relation parent-enfant sera l'occasion de célébrer la beauté de l'amour désintéressé et viscéral. Chez Naomi Kawase, l'accouchement de femmes japonaises au cœur d’une forêt près d'Okazaki nous rappelle l’appartenance de l'homme au règne de la nature. Ce film vient sublimer l'acte de donner la vie, et dresse par ailleurs un portrait de la condition des femmes japonaises d'aujourd'hui.

Tandis qu'avec Laurent Teyssier, le spectateur se voit impliqué dans une relation filiale oppressante où Philippe, fils de paysan, est prêt à tout pour sauver son pauvre père désespéré à cause de lourdes dettes liées à ses terres. Débute alors une vertigineuse descente aux enfers sous le soleil écrasant de la Provence...

 

18h : Genpin, la maternité dans les bois 

Naomi Kawase (Japon, 2010, 1h32, DCP)

20h30 : Toril

Laurent Teyssier (France, 2016, 1h23, DCP) 

En partenariat avec Film en Bretagne, en présence de Laurent Teyssier et Fred Prémel.

 


Mercredi 4 octobre

Frontières, cohabitations

Les tensions géographiques et formelles trouvent ce soir dans l’image animée un terreau fertile pour entrer en correspondance. Au cinéma, l’animation n’a jamais été exempte de jeux de frontières avec la prise de vue réelle. Par ailleurs, au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien n’a de cesse d’agiter l’équilibre géopolitique mondial. La Ligne verte de Mareschal introduit avec tact et de façon condensée les enjeux qui occupent ce vaste programme : idéologie et forme. Shooting Holy land de Gilad Baram conjugue documentaire et photographie pour accuser des questions territoriales  contemporaines, Avril ou le monde truqué nous soumet une fiction uchronique à l’accent tardien pour un monde ankylosé…

 

18h : Séance Écrans variables 1

La Ligne verte 

Laurent Mareschal (France, 2005, 5mn10)

Shooting Holy Land

Gilad Baram (Allemagne/République tchèque, 2015, 1h12, DCP)

20h30 : Avril et le monde truqué

Franck Ekinci et Christian Desmares (France, 2015, 1h45, DCP)

Dans le cadre de la fête de l’animation

 


Mercredi 11 octobre

Faites ronfler les moteurs !

Ce mercredi au Ciné-Tambour, dépassement de vitesse largement autorisé.

La soirée débute par une virée à mobylette dans les Flandres françaises et une incursion dans la vie de Freddy, l’énigme de son existence et de son aliénation.

Ensuite, nous nous dirigerons vers un monde chaotique fait de métal et de chrome sur fond d’outback australien et de rugissements de moteurs.

 

18h : La Vie de Jésus

Bruno Dumont (France, 1997, 1H37, 35mm)

20h30 : Mad Max

George Miller (Australie, 1979, 1h35, DCP)

 


Mercredi 18 octobre

Espionne-moi si tu peux 

Le Ciné-Tambour vous propose d’espionner le voisinage aujourd’hui. La soirée débutera avec le récit d’un homme très curieux des mœurs de sa voisine, mais aussi très amoureux… En seconde partie, Gene Hackman se retrouvera pris à son propre piège, quand ceux qu’il espionne sont en proie aux plus grands dangers.

 

18h : Brève histoire d'amour

Krzysztof Kieslowsk (Pologne, 1988, 1H30, DCP)

20h30 : Conversation secrète

Francis Ford Coppola (États-Unis, 1974, 1H55, 35mm)

 


Mercredi 25 octobre

Filmer la voix

En partenariat avec Comptoir du Doc, le Ciné-Tambour vous propose une soirée documentaire sous le signe de la jeunesse et des mots. Herman et Sonita sont deux adolescents qui se servent de leur voix pour dire quelque chose d'eux et du monde. Herman est passionné de radio, Sonita passionnée de rap. Parler, scander, chanter : ce sont des actes politiques qui permettent aux deux personnages de simplement dire « J'existe ». Les deux films interrogent également la forme documentaire. La forte présence des réalisateurs soulève questionnements et débats : à quel point peuvent-ils intervenir sur le réel ? Où se trouve la limite entre documentaire et fiction ? Jusqu'où pousser la proximité pour que le spectateur éprouve la vie des personnages ?

 

18h : L’Enfant aveugle 1 et 2

Johan van der Keuken (Pays Bas, 1964 et 1966,  24 et 29 mn, 35 mn et 16mm)

20h30 : Sonita

Rokhsareh Ghaem Maghami (Allemagne/Iran/Suisse, 2016, 1h31, DCP).

En partenariat avec Comptoir du doc 

 


Mercredi 8 novembre

Image Cristal

3 heures et 21 minutes, c’est le temps de ce film de Chantal Akerman, le temps pour dresser le portrait d’une femme, celui de Jeanne Dielman, veuve ordonnée et mère d’un adolescent, à l’emploi du temps immuable. Traverser ces 3 heures et 21 minutes composées de durées complexes, au côté de cette femme empruntant quotidiennement un circuit identique, c’est expérimenter les entrelacs du passage du temps que seul le cinéma sait nous faire entrevoir.

 

18h : Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles

Chantal Akerman (Belgique/France, 1975, 3h21, DCP)

 


Mercredi 15 novembre

Prendre la fuite

Il est un reproche (trop) souvent adressé au spectateur de cinéma : celui de fuir la réalité dans la pénombre de la salle obscure. Ni une, mais deux, le Tambour prend au pied de la lettre cet adage bien naïf et vous incite à vous lover moelleusement dans ses sièges veloutés, le temps d'une soirée ô combien fugitive. Or la fuite ne sera pas lâche ! Tendue par un fil conducteur politique, c'est une course géographique et historique qui vous est proposée. Car, si Les voisins du jeune collectif COMET nous incitera à l’évasion, le cinéma incisif de Tomàs Gutièrrez Alea nous rappellera en retour qu'observer n'est en rien se soustraire, parfois bien au contraire. Déserteurs amateurs, vous êtes déjà graciés.

 

18h : Les voisins

Film du collectif COMET  (France, 2015, 39mn, DCP)

En présence des membres du collectif COMET.

 

20h30 : Mémoires du sous-développement

Tomàs Gutièrrez Alea (Cuba, 1968, 1h37, DCP).

En partenariat avec le Festival des 3 continents. Film présenté par Jérôme Baron.

 


Mercredi 22 novembre

Drôles d'amours

Une soirée sous le signe de la légèreté… Cette semaine, l’humour est mis en avant. Dans les deux films que vous allez voir, on se moque des questions morales. La première partie de soirée vous donne à voir un film de vacances, une épopée sabbatique complètement décalée mêlant des influences très variées. Les personnages entraînent le spectateur sans avoir à forcer sa sympathie. Ils tentent d’échapper à leurs mornes vies parisiennes vers le soleil du Sud de la France dans une course amoureuse, insufflant un vrai vent de folie. Le second film aborde la question du divorce encore interdit en Italie à cette époque. L’hypocrisie de la société y est brillamment orchestrée par un Pietro Germi cultivant également l’idée du crime passionnel avec élégance et autodérision. A noter également la prestation exceptionnelle d’un Mastroianni de mauvaise foi, mais si attendrissant.

 

18h : La Fille du 14 juillet

Antonin Peretjatko (France, 2013, 1h28, DCP)

20h30 : Divorce à l’italienne

Pietro Germi  (Italie, 1961, 1h45, 35 mm)

 


Mercredi 29 novembre

Il était une fois la musique

Le cinéma est un art qui mêle sons et images afin de faire ressentir une expérience particulière au spectateur. Ainsi, si le son et l'image sont parfois en symbiose complète, on les met parfois l'un au service de l'autre. Nous vous proposons de découvrir en première partie de soirée les origines du vidéoclip : De la musique accompagnée d'images, une manière nouvelle de regarder une chanson plutôt que de l'écouter. En seconde partie de soirée, c'est en musique que nous verrons La Passion de Jeanne d'arc. Le film de Carl Theodor Dreyer sera ainsi accompagné d’un ciné-concert.

 

18h : Séance Écrans variables 2. Aux origines du video-clip

20h30 : La Passion de Jeanne d’Arc

Carl Theodor Dreyer (France, 1928, 1h50, DCP).

Ciné-concert par Gaël Mevel et Catherine Jauniaux.

 


Mercredi 6 décembre

Eugène Green

Sous un ciel azuréen, entre les murs d’une cité maternelle, des fantômes se donnent rendez-vous. Du passé qu’ils traînent volontiers, de la mémoire leur servant d’apprêt, leurs voix résonnent au fond des esprits aimants, tels cœurs sensibles. La nostalgie s’accroche comme du lierre à des façades que les embruns ont affadies avec le temps, comme des larmes s’agrippant au bois d’une guitare s’exprimant humblement en Fado. Poétique du mouvement, de l’univers et du langage : le cinématographe, cette fantasmagorie totale qui selon Eugène Green, « enregistre le monde comme une réalité et le fait apparaître comme un rêve en nous y dévoilant un monde caché, plus solide que l'autre».

 

18h00 : Un Adieu Portugais

Joao Botelho, 1986, Portugal, 85', 35mm

20h30 : La Religieuse Portugaise

Eugène Green, 2009, France-Portugal, 127', DCP