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Ciné Tambour : programme des séances (1er semestre)

 

Septembre > Décembre 2018

 

[Programmation sous réserve de modifications]

Tous les films sont proposés en version originale.


 

Mercredi 12 septembre

Commençons par la fin

Il était une fois la fin d’un parcours de cinéaste. Bresson et Ozu, deux maîtres dans l’art cinématographique, ont terminé leur carrière par deux œuvres que vous allez découvrir ce soir. Deux œuvres qui représentent certainement l’aboutissement de leur art respectif, deux œuvres qui incarnent peut-être leur création la plus intime, la plus aboutie. Si les premiers pas d’un cinéaste sont importants, la dernière réalisation marque la dernière expression de cet artiste dans le milieu du cinéma et parle avant tout du cinéaste lui-même. C’est pourquoi il est passionnant de découvrir le fermé de rideaux de chacun de ces cinéastes, l’argent et le goût du saké vous invitent pour une ultime soirée !

18h00 : L’Argent

Robert Bresson (1982, Fr., 87 mn, DCP)

20h30 : Le Goût du Saké

Yasujiro Ozu (1962, Jap., 115 mn, DCP)

 


Mercredi 19 septembre

Of Miles and Men

Nous vous invitons ce soir à suivre le personnage de Doc, qui retrouve son Amérique natale des années après l’avoir quittée. Sous l’œil de Robert Kramer, il arpente la mythique Route One, qui relie Fort Kent dans le Maine à Key West en Californie. Une exploration des États-Unis, de leur passé et de leurs mutations, à travers des paysages constamment changeants, passant des vastes étendues désertes à l’immensité des mégapoles. Un road-movie tourné avec une petite équipe, du petit matériel, pour une exploration de la grandeur de l’Amérique.

18h00 : Route One / USA

Robert Kramer (1989, Fr., 255 mn, 35mm)

 


Mercredi 26 septembre

A History of Violence

L’histoire du cinéma américain est tissée dans un XXe siècle que les guerres ont balafré. Dalton Trumbo, scénariste communiste blacklisté par Hollywood pendant la Guerre Froide, adapte à l’écran en pleine Guerre du Viêt Nam son propre roman, publié à l’entrée en guerre des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Johnny s’en va-t-en guerre expose puissamment la souffrance d’un soldat américain de la Première Guerre mondiale, mutilé au combat et condamné à vivre enfermé dans un corps éteint. Of Men and War est moins une conclusion à cette histoire croisée entre les États-Unis, la guerre et le cinéma, qu’un prolongement en forme de miroir. Laurent Bécue-Renard filme les vétérans américains de la guerre en Irak, comme des revenants à l’esprit hanté par les traumatismes de cette guerre cynique, qui témoignent de leurs souffrances dans des discussions collectives à l’allure d’antidotes.

18h00 : Johnny s’en va-t-en guerre

Dalton Trumbo (1973, E-U, 110 mn, DCP)

20h30 : Of Men and War (Des hommes et de la guerre)

Laurent Bécue-Renard (2014, Fr., 142 mn, DCP)

 


Mercredi 03 octobre

La Bête et la Bête

icône attention Changement de programme : la séance de 18h qui devait initialement présenter Roar est remplacée par la projection de King Kong.

A l’heure où la cause animale n’a de cesse de faire parler d’elle, n’est-il pas temps de rappeler que le cinéma a depuis ses débuts porté un intérêt particulier aux bêtes qui nous entourent ? C’est ce que nous montrera cette soirée leur étant exclusivement dédiée. En effet, des paysages normands en passant par l’Inde, et ce jusqu’aux terres hostiles de Skull Island, les deux films proposés n’auront cesse de questionner notre rapport à l’animal, aussi titanesque soit-il. C’est ainsi qu’en première partie, le Ciné-Tambour vous proposera le chef-d’œuvre intemporel de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack : King Kong. Après avoir confronté le roi des rois et les dinosaures affamés, le film de Pierre Creton vous ramènera à la réalité. Entre documentaire et fiction, Va, Toto ! met en lumière notre lien avec l’animal, pour une projection au grand cœur et riche en émotions.

18h00 : King Kong

Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (1933, E-U, 100 mn, Bluray)

20h30 : Va, Toto !

Pierre Creton (2017, Fr., 94 mn, DCP)

 


Mercredi 10 octobre

Je ne regrette rien de ma jeunesse

Les États Unis et le Portugal, deux grands pays de cinéma. Le Ciné-Tambour vous propose aujourd’hui d’en explorer les marges. À travers un panorama de courts métrages underground des années 60, nous vous invitons donc à découvrir un cinéma qui questionne la société américaine de l’époque mais qui n’en demeure (toujours) pas moins actuel. La seconde séance sera consacrée à Pedro Costa qui, grâce aux yeux et aux oreilles de Ventura, nous emporte dans une véritable déambulation poétique à la rencontre d’anciens habitants du bidonville de Fontainhas. Exigences plastique, musicale et cinématographique feront de cette soirée une expérience singulière.

18h00 : Écrans variables : Incontournable underground

A Movie de Bruce Conner (1958 / 16 mm / n&b / son / 12 mn)

Science Friction de Stan Vanderbeek (1959 / 16mm / couleur / sonore / 10 mn)

Motlight de Stan Brakhage (1963 / 16mm / couleur / silencieux / 4 mn)

Turn, Turn, Turn de Jud Yalkut (1965-1966 / 16 mm / coul / son / 10 mn)

Song for Rent de Jack Smith (1969 / 16mm / couleur / sonore / simple écran / 5 mn)

Amphetamine de Warren Sonbert (1966 / 16mm / n&b / sonore / 10 mn)

Scenes From The Life Of Andy Warhol : "Friendships And Intersections" de Jonas Mekas (1963-1990 / 16mm / couleur / sonore / 37 mn)

20h30 : En avant jeunesse 

Pedro Costa (2006, Portugal, 156 mn, 35mm)

 


Mercredi 17 octobre

Les Aventures de Lemmy Caution dans les griffes du mandarin

À l’occasion de cette soirée, le Ciné-Tambour a décidé de s’intéresser au pendant cinématographique de la science-fiction et de clamer haut et fort qu’il n’y a pas de petites économies au cinéma. Dès lors, les effets spéciaux, décors créés de toutes pièces et autres supercheries vont laisser leur place à deux œuvres minimalistes aux univers dystopiques. D’un côté, Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution réalisé en 1965 par Jean-Luc Godard, cinéaste émérite de la Nouvelle Vague française. De l’autre, All Tomorrow’s Parties réalisé en 2003 par Yu Lik-wai, cinéaste chinois connu pour être le chef opérateur de Jia Zhang-ke. En somme, une soirée placée sous l’aune d’un unique mot d’ordre : Comment réinterpréter des territoires pour créer des œuvres d’anticipation interrogeant – et critiquant – le temps présent ?

18h00 : Alphaville

Jean-Luc Godard (1965, Fr., 100 mn, DCP)

20h30 : All Tomorrow’s Parties

Yu Lik-wai (2004, Chine, 90 mn, DCP) // Dans le cadre des 10 ans de l'Institut Confucius de Bretagne.

 


Mercredi 24 octobre

Fais pas ci fais pas ça

Ciné-Tambour s’associe au Festival Transversales – qui adopte cette année la thématique « Enseigner/transmettre dans la littérature et les arts » – pour sa soirée d’ouverture. Deux courts métrages viendront tout d’abord illustrer cette thématique, déclinée politiquement avec le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine de Besançon (Classe de lutte) et scientifiquement avec une étude de La Pieuvre par le pionnier du cinéma scientifique Jean Painlevé. La science est aussi au cœur de l’adaptation de Jules Verne proposée à 20h30, Les Aventures Fantastiques relatant les folles aventures d’un professeur et de son assistant mettant au point un nouveau type de carburant.

18h : La Voix d’un Texte (lectures)

18h45 : Classe de lutte

collectif (1969, Fr., 37 mn, DCP)

La Pieuvre

Jean Painlevé (1927, Fr., 12 mn, DCP)

19h30 : Pot d’inauguration du festival

20h30 : Les Aventures Fantastiques

Karel Zeman (1958, Tchécoslovaquie, 90 mn, DCP)

 


Mercredi 7 novembre

Ça va jazzer dans les chaumières

Dans l’intimité d’un appartement miteux ou le vacarme des caves St-Germain, le Jazz oscille ce soir entre États-Unis et Europe, entre instrument d’ouverture au monde et musique identitaire. En partenariat avec le Festival Jazz à l’Ouest, la soirée débutera par l’œuvre de Shirley Clarke, The Connection, film réalisé à New York en 1962, dans lequel huit drogués dans l’attente trompent l’ennui dans de longues improvisations. Travaillant le fantasme américain d’un Paris rêvé, Jacques Becker et son film de 1949 Rendez-vous de juillet seront quant à eux à l’honneur de cette deuxième partie de soirée. La ville se fait alors lieu de rencontres amoureuses, mais avant tout de recherche d’identité culturelle.

18h : The Connection

Shirley Clarke (1961, E-U, 110 mn, DCP)

20h30 : Les Rendez-vous de juillet

Jacques Becker (1949, Fr., 112 mn, DCP)

 


Mercredi 14 novembre

La dérive des continents

Le festival des 3 continents œuvre depuis 40 ans à la reconnaissance du cinéma mondial. Le Ciné-Tambour saisit cette occasion de revenir sur le travail inestimable de ce festival au travers de deux films, tous deux lauréats de la plus haute récompense de l’événement : la montgolfière d’or. C’est un mythe national que Hou Hsiao-hsien tente d’établir dans Poussière dans le vent en rendant à Taïwan une partie de son histoire oubliée. La soirée se poursuivra avec Les Baliseurs du désert, film tunisien de Nacer Khémir où des êtres errent dans une ville enfouie au milieu du désert, comme piégée dans un réseau de légendes et de mythes.

18h : Les Baliseurs du désert

Nacer Khémir (1984, Tunisie, 95 mn, DCP)

20h30 : Poussières dans le vent

Hou Hsiao-hsien (1986, Taïwan, 110 mn, DCP)

Rencontre avec Jérôme Baron, directeur artistique du festival des 3 continents

 


Mercredi 21 novembre

QLF

Qu’ils soient amateurs ou éclairés, le Ciné-Tambour vous propose ce soir une sélection de films de famille. Tantôt relais de la plus grande intimité ou vecteurs de revendication politique, ces œuvres contiennent toutes en elles le récit d’un moment de vie donné. Si la première partie de soirée, en partenariat avec le festival du film de famille de Saint-Ouen déploie dans une série de courts métrages un panel de destins individuels, le film d’Andrei Ujica, L’Autobiographie de Nicolae Ceausescu, réalisé en 2010, ambitionne quant à lui la mise en perspective du parcours d’un homme et de ses conséquences sur le peuple roumain.

18h : Écrans variables : Carte blanche au festival du film de famille de Saint-Ouen

Retour à Genoa City de Benoît Grimalt (2017, 29 mn)

Et puis tout passe de Caroline Capelle du collectif "Nou" (2011, 12 mn)

La poubelle jaune d’Alexandre Dizeux (2015, 17 mn)

20h00 [icône attention horaire inhabituel] : L’Autobiographie de Nicolae Ceausescu

Andrei Ujica (2010, Roumanie, 180 mn, DCP)

 


Mercredi 28 novembre

Passer, quoi qu’il en coûte

Dans le cadre du mois du doc, le Ciné-Tambour s’associe avec Comptoir du Doc pour proposer deux films, l’un sur l’exil, l’autre sur l’exode. L’exil d’abord avec News from Home où la cinéaste belge Chantal Akerman, enfuie aux États-Unis, se trouve une terre d’accueil dans la ville de New York où sa mère lui écrit. L’exode ensuite, avec Des spectres hantent l’Europe qui retrace la terrible épopée des migrants venus trouver asile en Grèce, et qui réveillent à leur passage un passé national oublié.

18h : News from Home

Chantal Akerman (1977, Belgique, 100 mn, DCP)

20h30 : Des spectres hantent l’Europe

Maria Kourkouta & Niki Giannari (2016, Fr.,  100 min, DCP)
En collaboration avec Comptoir du Doc dans le cadre du Mois du doc

+ rencontre avec Maria Kourkouta

 


Mercredi 5 décembre

Le travail c’est la santé ?

S’ennuyer ou travailler ? En cette fin d’année où cette question ne se pose généralement plus, le Ciné-Tambour fonctionne à contretemps et propose de réfléchir posément à la question. Deux films s’opposent, l’un où l’on s’ennuie comme dans Stranger than Paradise de Jim Jarmusch, l’autre où l’on travaille comme dans La Terre de Dovjenko. Pourtant si les films s’opposent sur ce qu’ils montrent, ils s’accordent bien sur un point : si le travail c’est la santé, il ne faudrait tout de même pas se tuer à la tâche.

La Terre de Dovjenko sera par ailleurs présentée dans un Ciné-concert réalisé par Gaël Mevel.

18h : Stranger than Paradise

Jim Jarmusch (1984, E-U, 90 mn, DCP)

20h30 : La Terre

Alexandre Dovjenko, URSS, 1930, 75 mn, 35mm
Ciné-concert de Gaël Mevel