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Ciné Tambour : programme des séances (2nd semestre)

Janvier > Avril 2018

 

[Programmation sous réserve de modifications]

Tous les films sont proposés en version originale.



Mercredi 17 janvier 2018

« J’y crois, j’y crois pas »

En partenariat avec l'exposition organisée par les Champs Libres sur la sorcellerie en Bretagne intitulée « J'y crois, j'y crois pas », le Ciné-Tambour vous propose un voyage au cœur de différentes représentations des croyances et des rites dont vous ne ressortirez pas indemne. Le parcours commence avec Belladonna La Sorcière d'Eiichi Yamamoto, monument psychédélique de l'animation japonaise métamorphosant la nouvelle La Sorcière de Jules Michelet en un conte érotico-féministe. Puis changement de décor et de vision avec Oncle Boonmee d'Apichatpong Weerasethakul, enchantement lyrique où se côtoient vies passées et présentes, préconisant la croyance comme remède à l'angoisse contemporaine. Dans les deux cas, préparez-vous à ne pas en croire vos yeux !

En partenariat avec les Champs Libres.


18h : Belladonna, La Sorcière

Eiichi Yamamoto, Japon, 1973, DCP, 89’


20h30 : Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

Apichatpong Weerasethakul, Thaïlande, 2010, 35 mm, 114’

 



Mercredi 24 janvier 2018

« Laisse-moi juste une vague »

Tout le monde vous le dira, la Nouvelle Vague c’est Godard, Truffaut, Rohmer, etc. Pour autant, ces cinéastes ne sont pas les seuls à avoir révolutionné leur cinématographie nationale. Il convient dès lors de s’interroger sur ces autres « Nouvelles Vagues », souvent plus méconnues et surtout moins reconnues, qui ne se limitent pas, d’ailleurs, aux années 1950-1960, mais recouvrent des périodes plus larges, courant parfois jusqu’à nos jours. Le Ciné-Tambour vous propose ainsi de découvrir les Nouvelles Vagues hongroise et iranienne, avec Un petit Carrousel de Fête de Zoltan Fabri et Close-Up d’Abbas Kiarostami. Non contente de faire découvrir ces cinéastes importants, cette soirée sera l’occasion de tenter de définir le terme « Nouvelle Vague » en confrontant ces véritables houles du 7ème art et en nous interrogeant sur les modalités de renouvellement du cinéma, d’une époque à une autre.


18h : Un petit carrousel de fête

Zoltán Fábri, Hongrie, 1956, DCP, 85’

20h30 : Close-up

Abbas Kiarostami, Iran, 1990, DCP, 100’

 



Mercredi 31 janvier 2018

Ouvrez les yeux !

Concentrez-vous, lisez attentivement ces lignes. À mesure que vos yeux déchiffrent ces caractères, les mots vous captivent, pourtant vous n’en saisissez plus le sens, vous êtes
incapable de vous en détourner. Bientôt, ces phrases sont la seule chose que vous voyez, votre vision se trouble, et vos paupières sont lourdes. Imaginez maintenant l’écran du Ciné-Tambour, fixez-le attentivement, vous y voyez deux films, l’un d’eux est un documentaire sur l’artiste Paul Sharits, artisan du clignotement dont les films accompagnant le programme se construiront davantage dans votre inconscient qu’à l’image. Le second est un film de Kiyoshi Kurosawa, Cure, œuvre hypnotique autour de personnages sous hypnose qui vous frappera comme l’une des plus grandes réussites de l’horreur japonaise. Ces films seront diffusés au Tambour ce mercredi soir, vous vous rendrez à ces séances.
Lorsque le compte à rebours arrivera à son terme, vous vous éveillerez, et ne vous souviendrez plus de rien. Mais ce texte restera gravé dans vos esprits...
3 – 2 – 1
Ouvrez les yeux !

18h : Écrans Variables :

Piece Mandala/End War

Paul Sharits, USA, 1966, 16mm, 5’

Paul Sharits

François Miron, Canada/USA, 2015, DCP, 85’

T,O,U,C,H,I,N,G

Paul Sharits, USA, 1968, 16mm, 12’

20h30 : Cure

Kiyoshi Kurosawa, Japon, 1997, 35mm, 115’

 


 

Mercredi 7 février 2018

La Folie des Grandeurs

Les objets quotidiens s’animent, se battent puis se rassemblent dans quatre courts métrages d’animation russes : Hop-là Badigeonneurs !, Conflit, Fioritures et Adagio, accompagnés par l’artiste Gregaldur à l’occasion d’un ciné-concert organisé dans le cadre du festival à venir Les Embellies (20-24 mars). . C’est au contraire la solitude qui frappe le personnage de L’Homme qui Rétrécit, qui découvrira sous un nouveau jour — et grâce à des effets spéciaux exceptionnels — sa maison au fil de son rétrécissement. La première partie de soirée s’apparentera à une confrontation critique de deux comportements, individualistes ou communautaires. Là ou à l’inverse, le second programme se présentera comme un éloge de l’individu au sein d’une société hostile. Au-delà du simple spectacle des jeux d’échelle, cette soirée sera on l’espère, l’occasion d’une réflexion métaphysique sur notre place dans l’univers.


18h : Ciné-concert « Shtsrzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyht » par Gregaldur
Dans le cadre d'En attendant les Embellies

Hop-là Badigeonneurs !

Garri Bardine, URSS, 1984, 10’, Fichier Numérique

Conflit

Garri Bardine, URSS, 1983, 7’, Fichier Numérique

Fioritures

Garri Bardine, URSS, 1988, 10’, Fichier Numérique

Adagio

Garri Bardine, URSS, 2001, 10’, Fichier Numérique


20h30 : L’Homme qui rétrécit

Jack Arnold, USA, 1957, DCP, 81’

 



Mercredi 14 février 2018

Let’s Love


Let’s love ! Tel est l’impératif des deux films que nous vous offrons ce soir. Aimons à pleines dents et en chantant comme les deux personnages de La Saveur de la pastèque, aimons en naviguant, de César à David dans César et Rosalie. En cette soirée du 14 février le Ciné-Tambour vous propose une exploration du sentiment amoureux, de 1972 à 2005, entre libération de la femme et érotisme assumé. La situation initiale du film de Tsai Ming-liang n’est pas à envier, Taïwan est en manque d’eau, le jus de pastèque devenu l’alternative économique se métamorphose en prétexte charnel. Les deux amants perdus du film se cherchent, peinent à communiquer, mais s’aiment finalement. Quant au second film, il est l’occasion pour Claude Sautet de poursuivre son étude du couple. La femme se fait libre et indépendante, Rosalie ne sait, ou plutôt ne veut pas, choisir entre ses deux amants qui s’échinent à lui plaire, offrant une vision très libérée du classique triangle amoureux.


18h : La Saveur de la pastèque

Tsai Ming-liang, Taïwan/France, 2005, 35mm, 114’

20h30 : César et Rosalie

Claude Sautet, France, 1972, DCP, 110’

 



Mercredi 21 février 2018

En marge !

Qu’ils soient en groupe ou solitaires, les exclus de la société restent des exclus, et la ville, espace tentaculaire et public, devient leur territoire… Que l’espace urbain soit perçu comme un purgatoire ou un refuge, la question de la marginalisation dans les villes sera au cœur de cette soirée. Que ce soit l'exclusion sociale créée par le déclassement professionnel que subit le portier du Dernier des hommes, brutalement mis en retraite anticipée et jeté au cœur de l’enfer de son quartier ; mais aussi l'exclusion des migrants, dont la place dans les villes reste à questionner, notamment au sein de la ville d'adoption de la déclaration et du programme d'action de Vienne (qui réclamait, entre autre, la ratification de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille par les États). Sous le signe de la ville-étape du festival Travelling 2018, Brothers of the Night nous confrontera à ces personnages dont le lien profond à la ville n’est que le signe d’un terrible rejet sociétal.

En partenariat avec le festival Travelling.

18h : Le Dernier des hommes

Friedrich Wilhelm Murnau, Allemagne, 1924, DCP, 101’

20h30 : Brothers of the Night

Patric Chiha, Autriche, 2016, 88’

La séance sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur Patric Chiha.



Mercredi 28 février 2018

La Guerre Froide des mélodrames

Au-delà de l’opposition politique entre capitalisme et communisme, entre bourgeoisie et prolétariat, entre vie humble et raffinement luxueux, Douglas Sirk et Grigori Tchoukhraï partagent finalement les mêmes questions dans les années 1950-1960, aux USA comme en URSS : où place-t-on son propre bonheur vis-à-vis de la société? A quel moment se sacrifie-t-on pour les autres? Chez Sirk, une femme doit choisir entre l'homme qu'elle aime ou ses enfants, chez Tchoukhraï, une femme est tourmentée par la passion de son mari aviateur pour son métier et la peur de le perdre dans un accident. De part et d'autre du Rideau de fer, les idées et idéaux s’opposent, mais les mélodrames sont tous emplis de passion, de fureur et de couleurs vives, aussi flamboyants les uns que les autres.


18h : Ciel Pur

Grigori Tchoukhraï, URSS, 1961, 35mm, 105’

20h30 : Tout ce que le ciel permet

Douglas Sirk, USA, 1955, DCP, 89’