Avatar Unité de recherche TEMPORA

Projet scientifique de Tempora

Un laboratoire de recherche en histoire

Le projet scientifique de l'EA Tempora résulte de trois ensembles de réalités  :

  • les thèmes de recherche explorés par les enseignants-chercheurs membres de cette unité au moment de la création de celle-ci
  • les atouts propres au site rennais (Bibliothèque François Lebrun, fonds ancien de la Bibliothèque universitaire, pôle des Humanités numériques, institutions culturelles locales)
  • les défis que pose le monde actuel à la recherche en Sciences humaines et sociales.

Le champ scientifique couvert par les membres de l’EA Tempora peut se définir comme l’histoire des faits et des représentations dans les sociétés occidentales ou occidentalisées de l’Antiquité à nos jours.

Historiens pour la plupart, les membres de Tempora s'attachent à renouveler les approches et décloisonner les savoirs en stimulant le dialogue avec d’autres sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie, philologie, archéologie, géographie, histoire des arts, sciences politiques).

À l’intérieur de la discipline historique, Tempora a une vocation généraliste. Couvrant un large spectre chronologique (de l’Antiquité grecque au Temps présent), les travaux de ses membres pratiquent la transversalité aréale (de la « vieille Europe » aux Nouveaux Mondes et à l'Orient) et l'éclectisme thématique (de l'histoire politique ou matérielle à l'histoire religieuse et culturelle, de l'histoire des institutions à celle des comportements et représentations).

 

Axes scientifiques

1. Jeux d’échelles : du local au global  (responsable d'axe : Florian Mazel)

La question des jeux d’échelles de l’enquête historique revêt une double dimension épistémologique (quelles sont les implications d’une variation de la focale d’observation sur la production du savoir historique ?) et méthodologique (comment mettre en œuvre cette variation en fonction des objets de recherche et des dispositifs documentaires ?). En travaillant à l’échelle d’une région (la Bretagne notamment) aussi bien que selon une approche transnationale, en Europe comme sur d’autres continents, et dans le temps long (de l’Antiquité au XXIe siècle), les recherches de l’EA Tempora privilégient trois champs de recherche : la fabrique des identités, les rapports entre communautés et territoires, les réseaux et circuits d’échanges.

  • histoire, patrimoine et identités : le laboratoire breton 
  • communautés et construction des territoires
  • réseaux et circuits d’échanges matériels et immatériels
  • histoires transnationales

2. Gouverner et être gouverné  (responsable d'axe : Pierre Karila-Cohen)

L’EA Tempora entend maintenir et renouveler l’intérêt ancien des chercheurs du site rennais pour le gouvernement temporel et spirituel des populations, là aussi dans un dialogue permanent entre périodes historiques et aires européennes comme extra-européennes. Loin de considérer les États et les Églises – notion employée ici de manière générique – comme des réalités monolithiques immuables, ses membres analysent leurs évolutions, en resserrant la focale sur les processus constants de construction et de fissuration qui les caractérisent, derrière l’apparente stabilité des institutions. Cette fabrique des pouvoirs et du pouvoir est appréhendée sous les angles suivants :

  • États et Églises : rouages institutionnels et agents
  • exercice de l’autorité et encadrement des populations
  • dissidences, rébellions et répressions
  • guerres et sociétés

3. Savoirs et pratiques socio-culturelles  (responsable d'axe : Jean-Pierre Lethuillier)

Dans les mailles constituées par les communautés et les pouvoirs, ou par les circuits de l’échange (analysés dans les axes 1 et 2), vivent et évoluent des cultures dont on cherche à mieux saisir la complexité. L’objectif est de rapprocher et de croiser quelques-uns des facteurs, généralement disjoints dans l’approche historienne, qui sous-tendent les mêmes identités – toujours plurielles, souvent contradictoires ou fantasmées. Ces facettes sont étudiées de manière dynamique, en repérant les normes et les pratiques éducatives développées par les institutions ou les communautés, et en confrontant celles-ci aux comportements qui les adaptent aux réalités locales, les rejettent, ou s’en évadent. Plus que des affrontements éphémères, ce sont des processus de longue durée que l’on cherche à mettre en valeur. Les aires et les périodes mises à l’étude sont, une fois de plus, volontairement variées, offrant ainsi des perspectives d’emboîtements et de comparaisons à distance.

  • apprentissages
  • pratiques de l’écrit et cultures du livre
  • genre, corps, apparences et identités

 

Détail du projet scientifique (contrat 2017-2021)

  • Projet détaillé, validé par le MENESR en décembre 2016 : PS Tempora