Journée d'études "Corps normal, Corps idéal ?"

Journée d'études "Corps normal, Corps idéal ?"

Le 21 janvier

Mardi 21 janvier, à partir de 9h, Amélie Tehel et Sophie Barel, doctorantes au PREFICS (EA7469), organisent la journée d'études Corps normal, corps idéal ? Enjeux sociopolitiques de la mise en visibilité des corps "hors-normes" à la salle Jacques Léonard (A332, bâtiment A), sur le campus Villejean de l'université Rennes 2.

En interrogeant la manière dont nos sociétés contemporaines occidentales produisent des corps “normés”, cette journée d’étude jeunes chercheur·e·s propose de s’intéresser à la re/mise en visibilité des corps qui se situent et se construisent en dehors de ces standards dominants.

Que ce soit par l’affirmation positive de l’image de soi (mouvement body positive) ou par la mise en lumière de violences subies par les corps, les démarches artistiques, militantes ou individuelles de dévoilement de soi notamment sur Internet et les réseaux sociaux mettent en exergue les contraintes éprouvées par des corps soumis aux processus de domination

Corps racisés, gros, handicapés, trans … revendiquent leur existence à travers la mise en lumière, via des constructions discursive et iconographique, de leurs corps et de leurs extra-ordinarités. Ce processus de renormalisation des spécificités des corps donne aussi une large place à un retour de l’organique, à une époque où l’hégémonie du progrès techno-scientifique et les idéologies afférentes font planer le fantasme de “l’adieu au corps”. Cette mise en visibilité passe ainsi par une revalorisation de l’organicité du corps, qui remet sous les projecteurs les cheveux, les poils, les cicatrices, les rides, les vergetures, la cellulite, les règles... Tous ces éléments pointés comme stigmates et défauts, mais qui constituent la banalité de l’expérience corporelle, sont de nouveaux étendards contre l’imposition d’une perfection impossible.

Dans des contextes d’injonctions à des corps contrôlés et performants, quels enjeux sociaux et politiques soulèvent ces dynamiques de mise en visibilité de corps qui tentent de se soustraire aux injonctions normées et revendiquent leur émancipation ? Comment des questions jugées comme relevant des sphères privées et intimes deviennent-elles des enjeux de représentations sociales et de revendications politiques ? A quelle violence ou nouvelles injonctions cette mise en visibilité d’une “hors-normalité” se confronte-t-elle ?

 

 


 

La journée d'étude sera suivie d'une rencontre avec Rokhaya Diallo dans le cadre des Mardis de l'Égalité.

Informations et réservation

 


Crédit Visuel : Marie Boiseau