Cours public - Des objets de hasard ? circulations et valeurs des objets dans les classes populaires (France XIXe – XXe siècles) [Annulé]

Cours public - Des objets de hasard ? circulations et valeurs des objets dans les classes populaires (France XIXe – XXe siècles) [Annulé]

Le 1 avril

Dans le cadre du Cours public 2020 du campus Mazier, la conférence "Des objets de hasard ? circulations et valeurs des objets dans les classes populaires (France XIXe – XXe siècles)", donnée par par Anaïs Albert, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université Paris Diderot, se tiendra le 1er avril à 18h15 à l'Amphi 5.

Anaïs Albert est maitresse de conférence à l’Université de Paris-Diderot et membre du laboratoire Identités, Cultures et Territoires (ICT).

Spécialiste d’histoire de la France au XIXe siècle, elle a consacré ses premières recherches à l’histoire de la consommation populaire dans la capitale de la Belle Epoque. Plus largement, ses travaux relèvent de l’histoire du genre et des classes populaires, avec une attention portée aux échanges économiques ordinaires et l’histoire de la vie quotidienne.

 

La conférence sera diffusée en direct sur l’Aire d’U.

 


 

Cours public 2020 "Circuits longs"

Coordinateur : Patrick Harismendy

Prééminente dans l’Université française, sous l’égide de "’école des Annales", menée d’abord par Marc Bloch et Lucien Febvre, puis par Fernand Braudel et Ernest Labrousse, l’histoire économique a connu des vicissitudes avant de trouver un nouveau souffle, en se démultipliant tout en réintégrant des perspectives initiales.

S’il est encore question de conjoncture et de cycles, de capital et de formation des prix, de marchés monétaires et de banques centrales, l’intérêt pour les mondes de la "marchandise", les chaînes d’acteurs mobilisés au fil des opérations, les accords diplomatiques, les outils comptables, les instruments fiduciaires, les vecteurs de mobilité, les logiques des routes commerciales, mais aussi les produits acheminés, des mois durant, pour satisfaire aux nécessités ou aux délices des consommateurs, mis en responsabilité, sont revisités par des approches sociales, matérielles ou éthiques.

Bref, derrière les pratiques de l’échange se retrouvent interrogés les usages culturels régénérés de celles et ceux qui orchestrent ces transferts et en bénéficient. Seul bémol, et non des moindres, les soutiers de l’économie, à savoir les humbles et pas seulement la classe ouvrière, sont devenus invisibles, à peu de choses près. En ces temps de guerres commerciales et douanières, de CETA et de MERCOSUR sur fond de Brexit, les jeux d’échelle invitent à interroger, en creux, la pertinence des circuits courts dans ces emboîtements.