Cours public - Affréter un navire en Méditerranée : commerce maritime, économie et politique au XVIIe et XVIIIe

Cours public - Affréter un navire en Méditerranée : commerce maritime, économie et politique au XVIIe et XVIIIe

Le 19 février

Dans le cadre du Cours public 2020 du campus Mazier, la conférence "Affréter un navire en méditerranée : commerce maritime, économie et politique aux XVIIe et XVIIIe siècles", donnée par Guillaume Calafat, maître de conférences d’histoire moderne, Université Panthéon Sorbonne, se tiendra le 19 février à 18h15 à l'Amphi 5.

À partir des contrats d'affrètement dressés dans les chancelleries consulaires françaises de l’époque moderne en Afrique du nord, cette présentation vise à brosser une cartographie des grandes escales méditerranéennes de l’époque moderne. Il s’agira de réfléchir aux fondements et aux modalités juridiques et diplomatiques des règles du commerce et de la navigation, par-delà les frontières politiques et religieuses de la région.

L’étude des contrats nous permettra par ailleurs de réfléchir aux mécanismes de l’offre et de la demande en Méditerranée, entre affréteurs ottomans (musulmans, mais aussi juifs et chrétiens) et capitaines français. La présentation se conclura par une étude de cas au sujet de la lucrative économie du pèlerinage à La Mecque par mer aux XVIIe et XVIIIe siècles.

 

La conférence sera diffusée en direct sur l’Aire d’U.

 


 

Cours public 2020 "Circuits longs"

Coordinateur : Patrick Harismendy

Prééminente dans l’Université française, sous l’égide de "’école des Annales", menée d’abord par Marc Bloch et Lucien Febvre, puis par Fernand Braudel et Ernest Labrousse, l’histoire économique a connu des vicissitudes avant de trouver un nouveau souffle, en se démultipliant tout en réintégrant des perspectives initiales.

S’il est encore question de conjoncture et de cycles, de capital et de formation des prix, de marchés monétaires et de banques centrales, l’intérêt pour les mondes de la "marchandise", les chaînes d’acteurs mobilisés au fil des opérations, les accords diplomatiques, les outils comptables, les instruments fiduciaires, les vecteurs de mobilité, les logiques des routes commerciales, mais aussi les produits acheminés, des mois durant, pour satisfaire aux nécessités ou aux délices des consommateurs, mis en responsabilité, sont revisités par des approches sociales, matérielles ou éthiques.

Bref, derrière les pratiques de l’échange se retrouvent interrogés les usages culturels régénérés de celles et ceux qui orchestrent ces transferts et en bénéficient. Seul bémol, et non des moindres, les soutiers de l’économie, à savoir les humbles et pas seulement la classe ouvrière, sont devenus invisibles, à peu de choses près. En ces temps de guerres commerciales et douanières, de CETA et de MERCOSUR sur fond de Brexit, les jeux d’échelle invitent à interroger, en creux, la pertinence des circuits courts dans ces emboîtements.