Cours public - Les échanges entre la France et l’Europe du Nord au XVIIIe

Cours public - Les échanges entre la France et l’Europe du Nord au XVIIIe

Le 4 mars

Dans le cadre du Cours public 2020 du campus Mazier, la conférence "Les échanges entre la France et l’Europe du Nord au XVIIIe siècle", donnée par Pierrick Pourchasse, professeur d’histoire moderne, Université de Bretagne Occidentale, se tiendra le 04 mars à 18h15 à l'Amphi 5.

Les échanges maritimes entre les pays du "Nord" et l’Europe occidentale ont joué un rôle de premier plan dans l’ensemble du commerce européen depuis l’an mil jusqu’à l’époque contemporaine. Très tôt, le Nord se spécialise dans l’exportation de produits fournis par le travail de la terre et l’exploitation de la forêt.

La France possède un grand avantage pour organiser un trafic vers les pays du Nord puisque qu’elle dispose de cargaisons potentielles à l’aller comme au retour alors que ses concurrents hollandais et anglais sont la plupart du temps obligés d’aller sur lest en Baltique. Or, alors que ces échanges sont en expansion, les navires français n’entrent guère en Baltique et la plupart des transactions passent par les réseaux négociants étrangers.

Au cours du XVIIIe siècle, les discours et l’absence d’ambition l’emportent sur une véritable politique de conquête des marchés, tant de la part des négociants que de l’État. Après quelques timides essais et malgré l’intérêt des autorités, la présence française en Baltique reste marginale jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

 

La conférence sera diffusée en direct sur l’Aire d’U.

 


 

Cours public 2020 "Circuits longs"

Coordinateur : Patrick Harismendy

Prééminente dans l’Université française, sous l’égide de "’école des Annales", menée d’abord par Marc Bloch et Lucien Febvre, puis par Fernand Braudel et Ernest Labrousse, l’histoire économique a connu des vicissitudes avant de trouver un nouveau souffle, en se démultipliant tout en réintégrant des perspectives initiales.

S’il est encore question de conjoncture et de cycles, de capital et de formation des prix, de marchés monétaires et de banques centrales, l’intérêt pour les mondes de la "marchandise", les chaînes d’acteurs mobilisés au fil des opérations, les accords diplomatiques, les outils comptables, les instruments fiduciaires, les vecteurs de mobilité, les logiques des routes commerciales, mais aussi les produits acheminés, des mois durant, pour satisfaire aux nécessités ou aux délices des consommateurs, mis en responsabilité, sont revisités par des approches sociales, matérielles ou éthiques.

Bref, derrière les pratiques de l’échange se retrouvent interrogés les usages culturels régénérés de celles et ceux qui orchestrent ces transferts et en bénéficient. Seul bémol, et non des moindres, les soutiers de l’économie, à savoir les humbles et pas seulement la classe ouvrière, sont devenus invisibles, à peu de choses près. En ces temps de guerres commerciales et douanières, de CETA et de MERCOSUR sur fond de Brexit, les jeux d’échelle invitent à interroger, en creux, la pertinence des circuits courts dans ces emboîtements.