Ciné Tambour - Synthèse additive 2 : voir rouge

Ciné Tambour - Synthèse additive 2 : voir rouge

Le 13 octobre

18h : Cris et chuchotements

(Ingmar Bergman, Suède, 1972, 91 min., DCP)

20h30 : La Fureur de vivre

(Nicholas Ray, États-Unis, 1955, 111 min., DCP)

 


 

Telle un choc visuel, la couleur rouge tâche ce soir l’écran du Tambour et marque la rétine des spectateurs. Les matières textiles, comme les tapisseries et les rideaux de la demeure suédoise de Cris et chuchotements ou la veste mythique de James Dean dans La Fureur de vivre sont autant de surfaces qui servent à inscrire une couleur vive sur les pellicules, l’éternel t-shirt de Dean et les robes blanches des sœurs d’Agnès contrastant par leur neutralité avec cette ponctuation pourpre. Couleur de la démonstration, le rouge souligne alors la détresse psychologique et la fureur des personnages : tentative de suicide et mutilation chez Bergman élèvent leurs mains enduites de sang tandis qu’une rage carminée enveloppe le héros de Ray qui revêt sa veste rouge comme un costume de rebelle et accompagne cette nouvelle identité visuelle d’actes de vandalisme. Sur l’écran, le rouge comme ébullition, jusqu’à l’explosion verbale et physique.